Vent coureur, vent aphone, emporte mes particules. Arrache ce qui est de trop, je te donne mes larmes, je te donne ma peau. Je n'ai plus froid, je n'ai plus peur, tu es venu si fort pour me désintégrer.
Tes petits bras de vide me déshabillent, joueur, pervers, lubrique. Je me laisse faire, la gorge tendue vers le ciel en un rire démoniaque. Tu tatônnes .. Que trouves-tu ? La porte s'entrouvre, le cadenas saute, les secrets t'éclaboussent.. Des cafards. Imposture, il n'y a là-dessous qu'un tas de bêtes noires grouillantes dégueulasses visqueuses luisantes nauséabondes. Tu te rétractes .. Trop tard ! La poupée se décompose, les cafards-infection te contaminent.
Que reste-t-il ? Un démon hurlant s'échappe de ce cloaque telle une fusée. Il tend les bras, de longs bras noirs, condensés d'obscurité, pour contenir le ciel immense, le ciel transparent ici, le ciel bleu cassant là-bas. En vain.